Autres critères

Il s’agit des critères non pris en compte par la Commission Européenne pour l’instant mais qui sont parfois utilisés dans d’autres cadres. L’équipe française du D4 est favorable à leur future inclusion au sein des critères du D4.

Ecological Network Analysis (Indicateur Food Web 9 - OSPAR)

Modelled food webs Consulter la page dédiée à cet indicateur

Qualité des sources de nourriture

La qualité des sources de nourriture (matière organique détritique, phytoplancton, microphytobenthos) semble être un critère essentiel dans la caractérisation de l’état écologique des réseaux trophiques, car c’est elle qui conditionne indirectement l’état nutritionnel des consommateurs.

Suite

Dans le milieu pélagique, elles est représentée par la MOP (matière organique particulaire, en suspension ou déposée). Sa prise en compte est d’autant plus justifiée que certains réseaux trophiques ont un fort contrôle par le bas (bottom-up), comme c’est le cas sur le plateau continental du Golfe de Gascogne (Lassalle et al., 2011) ou en Manche de façon périodique. En revanche, elle ne figure encore dans aucun critère du D4 "réseaux trophiques" de la DCSMM.

Voici quelques indicateurs pouvant informer sur la qualité de la MOP. En milieu côtier, ces indicateurs varient de façon importante en fonction du gradient côte large, des saisons, et même parfois en fonction de la marée. Leur utilisation dans un but de gestion ne pourra donc se faire que si un suivi est fait avec une fréquence de mesures élevée.

  • Rapport C/N de la MOP Cet indicateur informe sur le degré de labilité de la source de nourriture. Plus elle va être dégradée, plus son C/N sera élevé, et moins elle sera "disponible" pour les consommateurs primaires.
  • Rapport C/Chla de la MOP Plus il sera élevé, moins la MOP sera composée de matière végétale fraîche et donc également moins elle sera disponible pour les consommateurs primaires.
  • Teneurs en acides gras biomarqueurs Le rapport C/Chla n’informe que sur la contribution de la matière végétale à l’ensemble de la MOP, mais pas sur la qualité de la MOP en termes de valeur nutritive pour les consommateurs primaires et supérieurs. En effet, ce rapport ne tient pas compte de la présence des protistes (flagellés, ciliés). Or, ces organismes, éléments clés de tous les écosystèmes aquatiques, ont un rôle fonctionnel important car ils sont capables de cataboliser certains acides gras essentiels (omega3, omega6) pour les niveaux trophiques supérieurs, même si la matière végétale particulaire en est faiblement pourvue (Klein Breteler et al., 1999). Les rapports tels que omega3/C ou omega6/C de la MOP peuvent donc refléter sa qualité nutritionnelle en incluant la contribution des protistes.
  • δ15N de la MOP Cet indicateur est corrélé positivement à l’impact des apports en fertilisants ou en rejets de station d’épuration sur la MOP.
  • δ13C de la MOP Le δ13C de la MOP suit clairement un gradient côte-large. Il permet, couplé au δ15N, de déterminer l’origine de la MOP (phytoplancton, panache estuarien, etc.)
  • δ13C et δ15N de consommateurs primaires Les signatures isotopiques des organismes côtiers déposivores ou suspensivores sont directement impactés par les signatures de la MOP. Elles témoignent donc de l’intensité des pressions anthropiques (apports en nutriments) subies par les habitats côtiers ou continentaux (Lefebvre et al., 2009).

Montage huitre-moule-arenicole

L’huître, la moule et l’arénicole : de bons candidats pour de futurs bioindicateurs côtiers ? © Thierry Guyot - CNRS La Rochelle

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